jeudi 29 août 2013

Jeudi 29 août. Au revoir Aymeric chéri.


Ce matin, papy Claude et mamie Brigitte viennent faire un petit bisou à nos bébés. La reine des doudous (il parait que ce sont toujours ses doudous qui sont "adoptés" par ses petits enfants) à trouvé ce qu'elle cherchait : un petit lapin blanc tout doux pour Victor, et une petite souris pour Aymeric...
C'est Alexandra qui est là. Elle nous rassure sur l'état de Victor. Ses mots sont pesés, mais visiblement, il n'y a pas d'inquiétude à avoir pour lui. Ça ne m'empêche pas de tenter de "lire entre les lignes"... est ce qu'elle nous dit tout ? Est-ce qu'elle présente les choses du mieux possible ? Nous restons tout de même un peu angoissé. Même si Victor respire bien, nous craignons une fragilité de se coté là. Il a toujours sont masque en mode "advanced"... et désature régulièrement...

Je rejoins Isa dans la chambre. Le Docteur Maury veut nous voir...
Aymeric à de plus en plus de mal tout seul. La machine le maintient, mais il fatigue vite. Nous comprenons qu'Aymeric peut partir à tout moment...

Retour dans la chambre, pour une dernière toilette. Yeux, bouche, couche. Papa et Maman ensemble jusqu'au bout pour leur petit chéri. Nous avons lavé ce petit body hérisson qu'il avait voilà quelques jours. Sans se le dire, nous voulions l'un comme l'autre qu'il s'endorme à jamais avec ce body... piquant dehors mais tellement doux quand on lui caresse le ventre.
Quand nous verrons des hérissons, nous penserons que ce sont des copains de notre petit Aymeric...
On explique à Victor ce qui se passe. Aymeric doit partir, ses bobos sont trop grands...

Alexandra, sans un mot nous installe pour notre dernier câlin. Aymeric dans les bras de maman, et moi à ses cotés, juste à coté pour pouvoir les enlacer tous les deux, les embrasser tous les deux.
Docteur Maury retire l'intubation pour que nous profitions pleinement de notre bébé... notre bébé que nous aimons tant...
- On t'aime mon chéri. Tu as le droit de partir, sinon, tu aurais trop mal. Endors-toi tranquillement... on t'aime.
Nous restons tous les trois, dans ce silence inhabituel. Victor est à coté, dans son incubateur, et nous pensons autant à lui qu'à notre petit bout qui est en train de partir. On vous aime tous les deux, Aymeric, tu seras toujours notre petit garçon.



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